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CNRS 3, p. 391-392

Cahiers de Paul Valéry
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Faire attention à un bruit soudain - et faire attention à un problème sont choses différentes - Rythme et mise en garde sont connues.

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L'affaire de la psychologie est de représenter la variation de la connaissance. Or cette étude serait vaine si on ne savait limiter l'espèce des éléments de cette connaissance.

Le 1er principe est la limitation - On ne pense pas à tout à la fois - c'est-à-dire la pensée est une suite d'actes indivisibles.

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Une tendance de la psycho-physiologie est de considérer l'attention comme motrice1 -

Mais aucun rapport; seulement concordance - Grossière image de croire qu'on maintient (comme avec les mains) une idée.

Erection et attention.

Il faut observer que muscles, nerfs, énergie sont des représentations déterminées - et on les voudrait associer à des représentations quelconques comme moteurs -

La psychologie ne doit pas être explicative

mais seulement représentative

 

ectoderme   peau

           nerfs

Blastoderme   muscles

Il est impossible d'instituer un parallélisme entre représentations générales courantes, et celles de la physiologie ou entre une représentation bien déterminée et le corps. Exemple: la musique - l'expression du visage -

Coordination - - irréductible.

 

L'erreur fréquente qui empêche les psychophysiologistes de pénétrer dans l'idéologie c'est de considérer seulement les images comme des entités - et jamais les variations des images. C'est dans ces variations et non dans des combinaisons.

 

Mémoire morte.

Cellules.

Muscle etc. = ensemble de propriétés.

Donc il n'y a ni physique ni moral. Ce qui est visible ne sert que comme propriétés.

 

Et puis le muscle ne se meut que par le nerf - La contraction ou l'arrêt n'ont lieu qu'extérieurement au système nerveux.


Date de création : 20-04-2003