<- CNRS 3, p. 372

CNRS 3, p. 373

Cahiers de Paul Valéry
-> CNRS 3, p. 374-375 Index des Cahiers

$

Le vrai défaut de la métaphysique - c'est qu'aucune ne répond précisément à une question très précise.

*

La perception est donc chose qui peut être suspendue, essayée - mise sous la dépendance d'une condition, représentation - ou événement extérieur - rendue indépendante momentanément du facteur immédiat - potentialisée.

Pour qu'il y ait conscience il faut qu'il y ait commencement de perception.

- Ce n'est pas autre chose qu'un phénomène qu'on peut imaginer par une pièce particulière - ou par autre chose.

Vacillation.

*

 

Attendre c'est maintenir, conserver, vouloir - tension

 

Mesure - en principe - réduire à une grandeur qui tombe sous le sens une grandeur qui est hors de la représentation.

C'est retarder une réponse - l'associer maintenant à un événement futur certain ou incertain.

...On est arrivé à la détermination réciproque de quantités qui représentent des qualités irréductibles.

 

*

Il faudrait donner des lois de la perception.

D'elle-même elle court à la sensation la plus intense - la plus récente, la plus différente pour la réduire - et aller au connu.

Le sens est la modification d'une seule variable. Toute perception est pluralité - multiplicité.

))La perception ne dépend pas de la sensation par une loi simple et uniforme((

mais dans certains cas ces qualités sont compensées ou surmontées.


Date de création : 20-04-2003