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CNRS 3, p. 372

Cahiers de Paul Valéry
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Le musicien chantait intérieurement, mais c'était encore un mouvement - et quand il voulait animer le son - l'air n'était pas le bon - Il recommence, reprend ses mouvements cachés, les renforce graduellement et s'approche continuellement de - ses lèvres - jusqu'au son. Cet ensemble de transformations - qui va de mouvements fortement imaginés mais pas essentiellement originaux - jusqu'à une traduction fine par le son - en quoi gît l'invention - doit être mené par continuité - progressivement --

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On appelle suites, différences - etc. - des choses qui peuvent être exprimées uniformément d'une infinité de façons - Perception indépendante de la figure -

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La mémoire n'est pas un magasin - Les souvenirs ne sont pas des masses, des volumes -

Et de plus des conditions indirectes - non comprises dans le concept de souvenir et de retour, jouent un rôle capital dans les moeurs de la mémoire.

La définition ici ne suffit pas à donner les propriétés. Je sais très bien ce que c'est que la mémoire en tant que pensée non attribuable à la sensation et déterminée -

 

Différence et perception.

L'attention n'est autre chose que la perception et l'accroissement de la perception c'est-à-dire l'accommodation interne - avec les moyens et organes accessoires.

Att[ention]:la perception

 soumise à des forces en général. forces qui peuvent être des différences dans la sensation, mais aussi la volonté, l'habitude c'est-à-dire des forces autres que le présent - des potentiels -

 

Or la perception n'est autre chose que la correspondance et le commandement intermittent, occasionnel, des variables et des fonctions diverses.

 

La sensation forte ou particulière éveille non telle perception - mais le devant percevoir -

Perception non habituelle non réflexe.


Date de création : 20-04-2003