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CNRS 3, p. 362

Cahiers de Paul Valéry
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La pensée est liée hors de son horizon -

Ce qui se voit ne suffit pas à expliquer ce qui se voit.

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L'attention est invisible - On voit des difficultés mentales - des efforts - des suspensions de tout soi - des obligations de se tourner vers ceci - des résistances suivant telle voie - des pressions - des insensibilités etc. etc.

Toutes choses qui se traduisent par des métaphores mécaniques - - - -

C'est de là qu'il faut partir - et se demander - Comment interpréter ce texte?

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           --> ou bien ne suffit pas à réponse <--

Les images ne servent qu'au tâtonnement (ou de réponses pures).

La recherche n'est sûre que d'une réponse déjà obtenue - Quand il y a trouvaille - c'est qu'on a cantonné le champ de tâtonnement - Mais la trouvaille saute dans ce champ à un point quelconque - à un instant indéterminé.

En tant qu'appareils de relation les représentations ne sont pas la relation même - (ce qu'on voit par l'inconsistance des jugements synthétiques) --

Les sensations elles-mêmes sont des réflexes qui deviennent des signes. Et ces signes sont prouvés par ceci qu'on peut pratiquement substituer à des sensations des signes convenables de nature différente.

Donc tout ce que nous pouvons saisir ou figurer est ou réflexe ou devenu signe -

Quant à ce tâtonnement - par lequel les simples représentations composent la merveilleuse pensée - l'élaboration - il a besoin de tout l'être - nerveux.

=   Il faut quelque chose pour faire une perception avec une sensation. Mais observe que l'on peut percevoir une sensation de plusieurs façons. L'éducation tend à rendre uniforme cette correspondance - le langage surtout.


Date de création : 20-04-2003