<- CNRS 3, p. 331-332

CNRS 3, p. 332-333

Cahiers de Paul Valéry
-> CNRS 3, p. 333-334 Index des Cahiers

$

On ne peut pas directement raisonner sur l'esprit.

*

Si je fais attention que se passera-t-il? Si je fais mouvoir un point de sorte que... que se passera-t-il?

Si je fais attention - je disposerai de souvenirs, de rapprochements entre vues à divers instants, sous divers angles, - je ferai une communication par "bond" par discontinuité d'oiseau - entre des choses; que je n'eus pas vue, le nez sur le sol, je comparerai et confondrai au delà de la distance et de la différence - ou encore je ferai un chemin sûr...

Si je fais attention, les parties, pourront (peut-être) d'elles-mêmes trouver leur similitude, leur contraste, leur articulation, leur continuité entre diversités - (ou leur figure forme c'est-à-dire ma forme).

...Ainsi - addition de moments séparés - et l'attention rend la mémoire "instable" et même... intelligente - Dans le moment du besoin - à propos de X - la mémoire brute par l'association pure ne donnerait que .. quoi que ce soit - au lieu qu'elle me donne ce qu'il me faut - Mais c'est l'attention - Plus elle est excitée plus elle semble plonger et toucher juste ce qu'il faut dans la mémoire - L'attention

(X)  donne de l'à propos à la mémoire - - -

*

La transcription valable d'une représentation [[ . Aj. sup.: Cf. compte, énumération d'un simultané ]] quelconque n'ayant point de sens par elle-même, comporte "un écho représenté" de la représentation à traduire - Je modifie la traduction jusqu'à ce que la représentation tirée de cette traduction soit peu différente de la donnée - Or dans la 1ère étape R-T., je commence par nommer un objet de R par un nom générique...

*

La pensée semble fuir ce qu'elle vient de penser - Elle semble réagir au contact du retour.


Date de création : 20-04-2003