<- CNRS 3, p. 330-331

CNRS 3, p. 331-332

Cahiers de Paul Valéry
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Par la recherche de la théorie des réflexes je m'efforce de dégager du peu que l'on sait sur le corps - des conditions ) pures - des restrictions simples - de façon à les retrouver dans la pensée - et à limiter alors par ces relations l'étendue de ce que l'on peut imaginer sur l'esprit comme les relations mesurées par le physicien doivent restreindre et diriger notre image du monde physique -(

Cette image du monde physique quoique relativement directe, n'est pas vraie dans toute son étendue - elle se distingue du réel physique par les vertus et les pouvoirs de l'esprit où elle est produite. Je puis imaginer un monde visuel et mouvant incompatible avec le monde visible - Il y faut donc des restrictions.

Prévoir scientifiquement c'est appliquer ces restrictions.

Mais qu'est-ce que les appliquer à l'esprit, à son esprit?

*

Je suis arrêté dans ma lecture. Je relis.

C'est que force et attitude qui suffisaient jusque là ne suffisent plus - La transformation ne se fait pas selon le régime et il faut chercher le régime ou système adéquat.

L'attention est excitée par la résistance - Et on vient en aide au changement de régime par les phénomènes musculaires -

La volonté est excitable - comme une idée - ou une     X     image - et par une image et le libre arbitre consiste à pouvoir considérer plus ou moins cette volonté comme une image.

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Moi est une singularité de la (ma) connaissance

Je suis une singularité de  - -----

 

Le "génie" artiste - trouve -; mais le "génie" savant - retrouve.


Date de création : 20-04-2003