<- CNRS 3, p. 324-325

CNRS 3, p. 325-326

Cahiers de Paul Valéry
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L'hésitation finit par le hasard - et par hasard -

La volonté s'applique non à quelqu'une des alternatives - mais à en finir.

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Dans bien des cas la conscience ou plutôt l'activité perceptrice - part de A - va en B - revient alors par un chemin nul (non représenté) en A ou plutôt à un point A' infiniment voisin de A tel qu'il n'y eût rien entre lui et A et de là va en C etc. De sorte que si on fait abstraction du temps on aurait une sorte de point multiple en A

Le point A' est cependant séparé de A par le temps AB +

le point A"  - - -  par le temps (AB +   + A'B' +  .)

AB, A'B' etc sont des segments figurés.

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Puisque l'idée peut commander les muscles sans conscience - ou avec conscience - l'idée elle-même [[ . Aj. inf.: c'est le temps ]] ne suffit à caractériser cette conscience (la plus élevée).

La veille est caractérisée par la distinction qui est sentie entre des classes, telles que l'intérieur et l'extérieur, la parole sourde et la parole vraie, - l'acte, la vue, l'image. Toutes ces parties de la veille sont distinguées par saccades assez rapprochées et l'impression de changement est la plus riche possible - on connaît plusieurs modes de changements - Dans le rêve quand on va penser à un lieu, on se trouve dans ce lieu..

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Mort - comme la chemise qu'on vient de quitter.

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Cher Monsieur! Vous êtes complètement dénué - d'intérêt. Mais pas votre squelette - ni votre foie - ni votre cerveau lui-même; ni même votre air bête et ces yeux tard venus et toutes vos idées - Si je les regarde! - Que ne puis-je seulement connaître le mécanisme d'un sot! La bêtise d'une bête n'est pas bête.


Date de création : 20-04-2003