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CNRS 3, p. 324-325

Cahiers de Paul Valéry
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Idée métaphysique - Pour qu'il y ait des lois - pour que les phénomènes paraissent engrenés, fatalisés, le monde un tout, plein, entièrement lié et relié, infiniment bloc - il faut que son degré de liberté soit nul - Mais ceci est peut être un cas particulier - comme la corde tendue, est solidaire sur le segment tendu et pendant la tension, mais se peut relâcher.

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Preuve que l'image est un moyen - Le même raisonnement dont les mots sont déduits par des images très différentes par n individus (Cf. infini) est valable cependant pour tous.

Il suffit que ces images quelconques satisfassent à des conditions très larges - Le raisonnement est transitif.

Lois de transitivité - Cf. logique = loi des signes et des notations - or toute notation ici est de nature irrationnelle - donc admet groupes.

La condition suffisante c'est l'aperception de ceci - que A.B.C = A.C

 

[Croquis]

s v: v  v  .., ms;

Le système nerveux donne l'excitation au muscle -

Le muscle se déchaîne et ne rend au système nerveux que des sensations.

Le cerveau permet lorsqu'il est intéressé de répondre à une excitation non par spécialité - c'est-à-dire par une réponse uniforme - mais par adaptation instantanée après jugement - En d'autres termes il permet de varier la réponse - car il dispose d'un domaine ou d'une diversité de moyens de réponse - Comment va-t-il choisir? Pour cela, il construit virtuellement toutes les réponses dont il dispose à ce moment - (liberté réglée) Il répond par n réponses virtuelles - et il finit par une réponse à ces n, réponse réelle (qui peut être de forme virtuelle).

 

Le choix, même restant intérieur, est un changement de système - Ce n'est pas un changement d'idée puisque l'idée était dans le tas.


Date de création : 20-04-2003