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CNRS 3, p. 322-323

Cahiers de Paul Valéry
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Dans le sommeil toutes les fonctions PEUVENT exister. Le cadre subsiste - Même la pensée - c'est le rêve - Même la contraction musculaire c'est le somnambulisme - Mais ce qui caractérise tout le sommeil, tout sommeil c'est l'abolition des communications centrifuges conscientes - des localisations vraies c'est-à-dire de la correspondance externe des sens. Le lieu des représentations a changé de dimensions - Plus de contrepoids, peu d'antagonismes - Tout est hallucinatoire - S'il y a perception elle est comme continue -, sans noeuds,...

Au fond - c'est l'attention et la volonté qui différencient la réflexion du rêve - Comparaison - l'homme qui tient son bras tendu diffère du repos, par la volonté et cette volonté agit comme par saccades - Supposons (comme dans la catalepsie) qu'on puisse maintenir ces muscles tendus par une autre excitation que la volontaire.

[Croquis]

Quelle peut être la forme des restrictions?

La puissance - (--) et par suite toute excitation - toute action -

La volonté (arrêt) - le but -

La structure - tracé anatomique.

Les potentiels - ou leur absence.

La situation physique - fatigue - altérations pathologie.

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--> ou comment se fait-il qu'il y ait autre chose que ce que je pense. -->

Comment définir cet objet unique ou un dont la pensée peut s'occuper seulement - à la fois - Je puis le quitter et y revenir mais - je ne puis le laisser et le retenir simultanément.

C'est que cet objet est au fond une succession et si même c'est un objet réel - un corps - si j'y pense c'est une succession.

Alors cette succession est définie comme unité univoque d'attention (simple). Il est clair que ma main ne peut faire deux actes à la fois - Quel est donc le procédé de subdivision de la conscience?

On ne peut traduire ces simplicités -

C'est une sorte de forme -

Extériorité des formes diverses -


Date de création : 20-04-2003