<- CNRS 4, p. 384

CNRS 4, p. 392

Cahiers de Paul Valéry
-> CNRS 4, p. 393 Index des Cahiers

*

Plus il avance en âge, plus il a peur de lui même, l’homme. (ibid. IV, 77)

*

 

 

 

 

 

f. 1- R° e.v.     

CK

Tard, ce soir, brille plus simplement ce reflet de ma nature : horreur instinctive, désintéressement de cette vie humaine particulière. Drames, comédies romans même singuliers et surtout ceux qui se disent " intenses ". Amours, joies, angoisses, tous les sentiments m'épouvantent ou m'ennuient, et l'épouvante ne gène pas l'ennui. Je frémis avec dégoût et la plus grande inquiétude se peut mêler en moi à la certitude de sa vanité, de sa sottise, à la connaissance d'être la dupe et le prisonnier de mon reste, enchaîné à ce qui souffre, espère, implore, se flagelle à côté de mon fragment pur.

Pourquoi me dévores-tu , si j'ai prévu ta dent ? Mon idée la plus intime est de ne pouvoir être celui que je suis. Je ne puis pas me reconnaître dans une figure finie. Et moi s'enfuit toujours de ma personne que cependant il dessine ou imprime en la fuyant. CNRS, IV, 112)

*

V° e.v. aj. c.n.

La " nature " -c'est-à-dire la donnée. Et c'est tout. Tout ce qui est initial. Tout commencement ; l'éternel donnée de toute transaction mentale, quelles que soient donnée et transaction, c'est nature - et rien d'autre ne l'est.


Date de création : 20-04-2003