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Cahiers de Paul Valéry
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Minutes.

Le vent perce. Le feu craque. Le papier d’or illumine mes yeux. Les coins dorment dans leur noir – Quel est mon lieu ? (ibid., III, 242 ; Œ, II, 606)

 

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Je suis sur la pente. Mes pieds dans un sable descendent ensemble avec lui. Les très jeunes coquilles craquent par mille, tendrement.

Mes yeux démontent dans l’équateur une constellation minuscule. (ibid., III, 242 ; Œ, II, 606)

 

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La philosophie est une affaire de forme. (ibid., III, 291)

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On se réfugie dans ce qu’on ignore. On s’y cache de ce qu’on sait. <L’espoir est le trésor de l’inconnu> L’inconnu est l’espace de l’espoir. La pensée cesserait avec l’indétermination.(ibid., III, 258)

Rêve de psychologue.

Je rêvais être condamné à mort. Mais je pouvais m’en tirer, si seulement je parvenais à me faire oublier par quelqu’un – soi, juge ou bourreau ? (ibid., III, 276 ; Œ, II, 604)

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L’acuité de la douleur ne correspond pas exactement à l’importance de la partie lésée. (ibid., III, 284)

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L’animal qui bondira se fait tout entier un seul muscle. (ibid., III, 147)

 


Date de création : 20-04-2003