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CNRS 4, p. 370

Cahiers de Paul Valéry
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La conscience semble un miroir d’eau d’où tantôt le ciel, tantôt le fond viennent vers le spectateur ; et souvent l’eau mue et accidentée fait une foule de miroirs et de transparences, une inextricable image.(ibid. III, 488 ; Œ, II, 604)

 

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Le critique ne doit pas être un lecteur. Mais le témoin d’un lecteur, celui que le regarde lire et être mû.

L’opération critique capitale est la détermination du lecteur témoin.

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Souvent je juge une œuvre d’art en pensant : il est impossible que vous ayez voulu ceci.(ibid. III, 495 ; Œ, II, 627)

 

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Je sens infiniment le pouvoir. Le vouloir parce que je sens infiniment l’informe et le hasard que les baigne, les tolère et tend à reprendre sa fatale liberté, sa figure indifférente, son niveau d’égale chance.(ibid. III, 495 ; Œ, II, 41)

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Lorsque nous voulons véritablement, nous croyons que nous voudrons toujours. Qui ne croit pas à la propriété de ses désirs, n’a pas de volonté.(ibid. III, 495 )

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Une phrase est l’expression d’une modification possible dans un sujet.


Date de création : 20-04-2003