<- CNRS 4, p. 337

CNRS 4, p. 338

Cahiers de Paul Valéry
-> CNRS 4, p. 339 Index des Cahiers




$

 

Le labeur intellectuel – le travail second – est de mettre en train en agitant, fixant des visions – certaine machine cachée qui doit produire enfin une autre chose visible désirée – assignée.

De sorte que le résultat ne dépend pas directement ni simplement du visible – et par conséquent du « voulable » et peut être obtenu avec des dépenses très variables.

Il y a rationalité quand, au contraire, le résultat est obtenu directement et visiblement. Alors, ce produit est une « expression » (au sens algébrique) des données.

 

*

 

Rien n’est sans germe – et l’hallucination n’est pas une création mais une erreur.

La 1èreidée est : « Il y a quelque chose » - c’est à partir de ce 1er état que l’erreur s’applique – et généralement c’est en complétant la donnée qu’elle se produit soit par trop grande hâte, soit (ce qui revient au même) par préconception ou attente. Alors la donnée déclenche ce qui était prêt A à partir au lieu de déclencher ce qui serait adapté à elle d’après un temps plus ancien et organisé (et devrait se vérifier dans un temps ultérieur).

Lorsqu’on attend un événement, tout le simule. Rôle multiple des éléments psychiques.





Date de création : 20-04-2003