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Cahiers de Paul Valéry
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Le détail exclut l’émotion. Masse. Trouble.

 

 

A : Aj. Marg. g. : Faux probable – achèvement – solutia[ ?] n°1

Détail c’est temps. Emotions effets massifs, effets formels,

excluant détails                  chocs, éblouissements, détentes.

netteté

 

*

 

  Absurde n’est pas tant le propos que l’intention – l’accord, l’adaptation.

 

 

  Cf. rêves non absurdes – les plus frappants – par leur probabilité leur netteté, leur fini. Ils sont plus près du réel que la plupart des rêveries éveillées. Or-ce caractère singulier d’être plein de solutions possibles – ne changent au plus que des choses arbitraires. Ainsi ce remède que j’appelais Solentia n°1. Faux mais pas absurde.

  Ils conservent tout ce qui tient aux loisA et changent par invention tout ce qui est pure mémoire.

  Le rêveur se distingue du veilleur par le nombre de ses sens. Dans la nuit parfaite l’aveugle est le supérieur du voyant.

  Le rêveur dépend du rêve qui dépend de données.

  Le veilleur

  La vie psychique serait inimaginable sans l’absurde – l’incohérent. Une association est absurde, irrationnelle, et sans association pas de vie mentale ; sans trous et sans relations inattendues, inutilisables, etc. pas de pensée.

  Mais l’absurde n’est autre chose que le groupement des faits mentaux représentatifs suivant un ordre non conforme au groupe général de la représentation ( et à la situation).

  En d’autres termes on peut dire que les faits proprement psychiques sont ceux qui appartiennent à plusieurs systèmes distincts – coexistants. Et par conséquent un fait psychique seraB donné par M voies distinctes, entièrement distinctes.

  Mais l’apparence constante des choses dans la conscience est au contraire disposée pour l’uniformité, l’uni-existence. La conscience tend à confondre ses propres moments pour établir un seul monde. L’image et l’objet ne doivent pas se discerner et

A. Var. sup. : pourra être

B. Var. sup. : fonctionnements

 

 

 

 

Cette fusion est indispensable pour la représentation utilisable.

 

 

 

Lui qui n’y voit pas est lié à sa vue et l’autre qui y voit ne l’est pas – mais il est lié à la loi générale du visible.

 

Le rêveur est libre à l’égard de la veille – c’est-à-dire des lois ou liaisons d’un certain genre. Le veilleur est libre à l’égard des rêves – c’est-à-dire des sens.

L’halluciné est





Date de création : 20-04-2003