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CNRS 4, p. 311

Cahiers de Paul Valéry
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Que de réflexions possibles dans la rue – quand tous passants et leur démarches donnent autant de modèles de relations de substitutions, d’effets statistiques, etc.

Rencontres et chocs, évidemment - - - Mais par la vue et les appareils de choc à distance les vrais chocs sont évités en général et ne sont que sous le si. –

 

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Faire, laisser mouvoir son appareil de langage, par la libre détente des internes forces simples – suivant similitudes, symétries, contrastes qui sont les aspects d’un groupe fini.

 

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Mon cerveau quand il pense à soi-même – y pense comme à un objet étranger – Cette valeur singulière – (lui-même) – de son activité générale ne produit pas des résultats singuliers. Cependant si dans telle proposition réelle – je remplace toi par moi, elle est capable de frapper, tuer, Pourquoi ? Comment ce mot de moi est-il si puissant ? Tout ce qu’on me dit de toi est enfin en général arrêté, limité, submergé par le moi. Je tends à la noyer. Mais, de moi, je n’ai plus cette ressource. Et par la vertu de ce mot je passe immédiatement au réel sans préservation. Je réalise de suite ce qui me concerne. Me, et moi voulant dire ce qui est réalisé inévitablement. Je ne puis pas penser à autre chose, m’oublier – Le courage est le pouvoir de ne pas réaliser, de ne pas voir (« aveugle témérité ») quoique l’on ait vu. Absence et présence.

Puissance de l’image. Le moi, puissance de l’image hors des images. Leur débordement. Inégalité.





Date de création : 20-04-2003